|
Entretien avec Virginie Carpentier, par Alix Pellerin, grande amie de Virginie
Alix Pellerin : Alors Virginie, tu m’as demandé de procéder à un petit interview car tes fans veulent savoir qui tu es.
Virginie : Oui, suite aux demandes des internautes, certains ont émis le souhait de me connaître. Une biographie est disponible sur les pages fan facebook Virginie Carpentier - PARIS et Virginie Carpentier - NEW-YORK (Il suffit de cliquer sur le lien facebook et ma vie, mon œuvre n’auront plus de secret ! ). Il faut être dans l’air du temps.
Alix : Oui, tu as raison, utilisons les outils de notre temps.
Virginie : Je voulais aussi te présenter aux internautes, la rédaction des petites annotations teintées d’humour, les conseils de la Créatrice : c’est toi !
Alix : Oui, cette écriture a été très divertissante, et cela t’as donné l’idée de me faire écrire un feuilleton et de le poster tous les jeudis sur le blog note. Dans l’euphorie je t’ai dis oui, puis devant ma page blanche j’ai paniqué : il fallait trouver la trame. L’inspiration venue, il fallait la libérer : annihiler l’inhibition fut la chose la plus ardue. Top banco, c’est parti mon z’ami ! J’ai pris du retard, mais je t’ai remis mes écrits pour six mois, donc on verra si tes fans deviennent aussi mes fans.
Donc revenons vers toi, n’inversons pas les rôles. Tu m’as dit que de nombreux clients, de fans demandaient d’où venait ton inspiration, voulaient connaître la genèse de ta création.
Alors comment es-tu venue à créer la ligne Champ, elle est d’une telle évidence que personne n’y avait pensé, exceptées quelques capsules dorées à l’or en guise de pendentif.
Ce que j’aime dans tes créations, c’est cet esprit poétique, les noms de tes collections, tout est poésie, esprit.
Virginie : Oui, tu me le dis, c’est toi d’ailleurs qui m’a soumis la base line : Des bijoux qui ont de l’esprit !
Pour ce qui est de la ligne Champ, je ne l’appelle pas Champagne, car le nom est réservé. Cela m’est venu très facilement quand j’étais enfant lors de déjeuners de famille, il y avait toujours du champagne, et je m’amusais à récupérer capsules et muselets pour en faire des chaises, des tables pour lilliputiens ou bien glissais la capsule et le muselet sur mon index pour en faire une bague digne d’un 50 cent. Et puis j’adore le champagne, c’est une boisson festive pour Ladies and Gentlemen, elle n’entre pas dans la Junk drink.
Alix : Donc, tu as transposé avec ton sens artistique et créatif ce travail manuel. J’aimerais connaître le cheminement de la création de Robert & Sonia, personnellement j’adore le nom et la collection, alors, raconte …
Virginie : Comme tu le sais j’ai quelques réminiscences de mes cours d’histoire de l’art… Sonia et Robert Delaunay m’ont impressionnée par leur sens de la couleur, de la composition géométrique, par ce mouvement pictural qu’est l’orphisme. Cette collection est une façon de rendre hommage à leur créativité et aussi au couple qu’ils représentent, un couple dans l’échange, rares les couples d’artistes qui ne s’entredéchirent pas, où l’ego de l’un veut annihiler celui de l’autre.
Alix : J’aime particulièrement les lignes de ta collection Spoutnik, je trouve qu’elles sont les plus significatives de ton esprit, elles me semblent les plus poétiques.
Virginie : Oui, j’aime particulièrement ces lignes car elles correspondent bien à ma personnalité, j’aime bien m’amuser à détourner les choses, les faire gambader dans mon esprit pour les faire rejaillir sous un autre aspect. Et puis l’actualité m’inspire, quand la crise des subprimes est arrivée, une déferlante d’angoisse, de morosité s’est abattue sur le monde. Maintenant que la crise était là, nous étions tous obligés de faire preuve de courage pour la surmonter. J’ai créé à ce moment la collection Pills : j’ai commencé avec un pendentif représentant une plaquette de pilules avec pour inscription : « pilule du sourire ». C’était un clin d’œil, il fallait avaler la pilule comme on dit, et puis rester positif, rester à sourire. Mon expérience me permet de dire que si nous sommes dans l’acceptation du problème, nous entrons dans une phase constructive et nous pouvons l’appréhender. Une attitude positive est l’un des meilleurs outils pour le courage. Bon j’arrête ma digression philosophique.
Puis, après j’ai décliné en gourmette, en bague en gardant ce guilloché qui n’est qu’une duplication d’un fond de blister de plaquette de doliprane. Et puis j’aime les perles, ce côté doux et féminin, mais je voulais lui donner un côté contemporain pour une femme active qui revendique sa féminité, et non le côté « bourge », un peu gnangnan digne d’une bourgeoise de province façon Claude Chabrol, ni le côté femme fatale à la Mata-Hari. Je pense que j’ai réussi car cette collection remporte un grand succès auprès des femmes.
Alix : Tu crées pour les femmes, mais aussi pour les hommes et les enfants.
Virginie : Oui, je suis pour la parité, même dans ce sens. Nos pauvres hommes ne sont pas gâtés, ils n’ont pas un choix très vaste en bijoux : la plupart du temps le style est un peu beauf’ ou très classique. Je pense que si les créateurs leur proposent des bijoux raffinés dotés d’un peu d’humour, leurs goûts ne peuvent qu’évoluer. Souvent, ils se réfugient dans le style classique car ils ne trouvent pas de bijoux qui leur correspondent totalement, il en va de même avec les vêtements. Paul Smith l’a bien compris et son succès en est la preuve.
Alix : Je descelle dans ton génome quelques traces anglo-saxonnes. Et les enfants, pourquoi as-tu pensé à nos chères petites têtes blondes ?
Virginie : Tout simplement, en me remémorant mon enfance : quand on est petit, on veut être une grande personne. Moi, je ne voulais pas de bijoux qui fassent petite fille et porter des bijoux de grande me donnait un air de petite fille qui voulait jouer les grandes. Donc, j’avais envie de créer des bijoux trans-générationnels, que ces bijoux deviennent les grigris d’enfance, des « madeleines de Proust ». Lors d’une vente privée, une grand-mère a acheté pour sa petite-fille, un collier omega avec un pendentif petite fleur au cœur d’agate rouge et pour elle, un collier omega avec un pendentif petite fleur au cœur de perle d’eau douce pour réveiller son collier de perles. Quand je les ai vues mettre immédiatement les colliers, une grande connivence et joie s’en dégageaient. Le cadeau résidait plus dans ce partage que dans l’objet lui-même.
Grâce aux lignes femmes, hommes, enfants : les personnes peuvent s’offrir ces moments de partage.
Alix : Je crois, que tu es en train de lancer le slow marketing.
Virginie : Oui, j’en suis certaine, surtout avec ton feuilleton, nous allons créer une grande communauté d’addictifs.
Alix : Offrir du plaisir aux gens, voilà l’idée simple et géniale.
Le nouveau sponsoring simple et pas cher.
Je retrouve l’ancienne étudiante en économie dotée d’un sens créatif aïgu.
Alix et Virginie
VOUS DONNENT RENDEZ-VOUS TOUS LES JEUDIS SUR LE BLOG NOTE POUR SUIVRE LE FEUILLETON ...
Enregistrez le site dans vos favoris.
A bientôt !
N.B. Alix Pellerin est le nom d’artiste pour l’écriture de ce feuilleton, Alix est une jeune femme qui travaille actuellement dans une agence de communication.
Le site Virginie Carpentier lui ouvre une page pour vous faire partager son talent de narratrice.
|